Affichage des articles dont le libellé est Ouzbékistan. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ouzbékistan. Afficher tous les articles

20 août 2012

vers le Tadjikistan !

on adore !
Après quelques emplettes au bazar de Samarcande, qui est tout neuf et où légumes, fruits et autres denrées passent de main en main sous des grands hangars pourvus de comptoirs en carrelage et qui a perdu ce charme particulier des bazars typiques, nous quittons la ville vers le sud pour rejoindre la capitale tadjike à environ 500 km de là. Nous avons 7 jours devant nous pour entrer au Tadjikistan le 15/8.
Nous retrouvons avec délectation nos compagnons de route, et notre quotidien de cyclo-voyageur. Après 7 jours de parenthèse urbaine, nos jambes nous démangent  et avons à nouveau besoin d'espace.
Dès la sortie de la ville, lorsque nous nous arrêtons, nous provoquons des immenses attroupements bien sympathiques et ce sera ainsi tout au long de ces 7 jours. Nous n'avons pas encore quitté la ville qu'on nous offre déjà deux pains tout chauds, et ce ne sera que le premier d'une longue série. Il n'est pas rare qu'on nous offre le long de la route pastèque, raisins, pain etc...
La route, souvent défoncée (depuis le Turkménistan), devient franchement mauvaise dans la montée du col à près de 1800 m d'altitude, qu'il faut franchir pour basculer à nouveau dans la vallée vers Shabshirabz où nous retrouvons l'irrigation et les immenses champs de coton.
Nous avions oublié l'effort de la montée (ayant circulé essentiellement en plaine depuis le Turkménistan) et nos muscles doivent se réhabituer à cet effort.
Nous faisons un petit crochet par la petite ville de Shabshirabz où quelques vestiges de l'époque timouride subsistent également (mausolé, mosquée). Les restes du palais d'été d'Amir Timur, qui y est né, trône devant un immense parc dominé par une autre statue de ce personnage historique.
Ralf, cyclovoyageur allemand, déjà rencontré en Turquie, nous rejoint et nous roulerons une journée ensemble. La chaleur est toujours intense et nous adoptons à nouveau le rythme "lever tôt - sieste sous l'ombre d'un arbre à midi" et Ralf et Dominique profiterons pour piquer une tête dans un canal d'irrigation pour se rafraîchir, comme les jeunes du coin.
Après Guzor, nous bifurquons vers l'Est pour rejoindre Boysun et découvrons de superbes paysages de montagnes. Plusieurs cols nous attendent à travers des paysages arides parmi des roches de couleur. Nous nous délectons de cette ambiance sauvage et changeante. C'est
superbe ! Nous profitons du silence de la montagne en passant la nuit sous tente près d'une bergerie.
Mais nous sommes souvent invités à passer la nuit avec des familles et tapis et coussins sont installés dans la cour et nous passons les nuits à la belle étoile en profitant de la fraîcheur nocturne bienfaisante. Un soir, Saïd nous cuisinera un excellent plov sur le four extérieur, accompagné bien sûr de vodka !!! (pas très bon pour les cyclistes). Tout au long de la route, nous faisons encore et toujours l'expérience de l'hospitalité ouzbèque et d'une chaleur humaine incroyable. On nous offre à manger alors que certaines familles pratiquent le ramadan.
Mais Dominique a du mal à en profiter vu que les problèmes intestinaux, que nous rencontrons sporadiquement depuis notre entrée dans le pays (comme d'ailleurs d'autres voyageurs), refont surface et le vident de toute énergie (il a du mal à s'alimenter). Ce ne sera qu'un jour avant d'atteindre Dushambe que le tonus revient.
L'état de la route nous fera peiner tout du long et les derniers km après la frontière jusqu'à Dushambe seront vraiment éprouvants et nous baignons constamment dans un nuage de poussière.
Lors du passage de frontière pour sortir d'Ouzbékistan, nous nous ferons fouiller pour la première fois.

départ de Samarcande

on file droit vers les montagnes

longue remontée de vallée jusqu'à 1800 m d'alt



route de col

fruits et légumes en abondance au bord des routes
en montagne, on retrouve les fontaines avec de l'eau fraîche

nuit à la belle étoile, on profite de la fraicheur des hauteurs

repos en cours de route

devant le palais d'été de Amir Timur

pas besoin de siège bébé

préparation du plat national ouzbèque, le plov

Said en pleine préparation de pain

on déguste !

troupeaux en montagne

village de montagne

paysages grandioses

vente de pommes et poires et raisins en bord de route

bivouac avec Ralf

nuit en montagne


on nous offre de la pastèque

deux crevaisons, deux jours de suite ! les épines et limailles ont raison de nos pneus !

invitation chez Baxtitchor

un vrai ouzbek !!!!!

18 août 2012

Samarcande


Après Boukhara, Samarcande, qui devient  la capitale de Amir Timur en 1369, plus connu sous le nom de Tamerlan, et légendaire étape de la route de la soie et carrefour des cultures du monde entier, ne nous charme pas immédiatement.
Toutefois, elle possède de magnifiques sites historiques, dont le fabuleux Registan  avec ses 3 médersas, de l'époque timouride.
Elle a vu passer Alexandre le Grand, Gengis Khan et est l'un des berceaux de la civilisation des peuples d'Asie Centrale.
Tout est propre, bien entretenu, autour des sites touristiques et beaucoup de sites ont fait l'objet d'une rénovation parfaite (peut être même un peu trop).
L'ambiance y est très touristique  et nous sommes souvent accostés par un "bonjour" (vu le nombre de français qui viennent visiter la ville).
A Abdulrahmon guesthouse, la nouvelle annexe de Bahodir guesthouse, où nous logeons, l'ambiance est vraiment sympathique et nous rencontrons de nombreux voyageurs au long cours, dont nous avions déjà rencontré certains dans les pays précédents (Iran).
Les discussions sont animées concernant les problèmes pour traverser le Pamir au Tadjikistan (qui est fermé depuis début du mois pour cause d'émeutes - il y a eu quand même des échafourrées entre l'armée et les rebelles et dont personne ne connaît la réouverture) et les problèmes d'obtention de visas.
Bref on se file les tuyaux les uns les autres.
Beaucoup d'obstacles à passer pour la suite de notre périple....


A Bahodir Guesthouse, Marie, Pascal, Hervé, Simon etc... et surtout la légende, le japonais dans le fond, qui voyage
depuis 9 ans sur son vélo qui pèse près de 100 kgs !!!

Le Registan, superbe !


Mausolée d'Amir timur

il est grand, Tamerlan !

Par 40°, les jets d'eau ne servent pas que d'apparat !

en plein boulot avec Marie !

Mosquée Bibi Khanoum

au bazar on attend le client !

il fait 40 ° et pas besoin de frigo !

  

Tribulations administratives


Un aller-retour en bus à Taschkent,où nous resterons 5 jours  à, essentiellement, arpenter les grandes avenues larges et ombragées d'ambassade (de Chine et Pakistan) en agence et cafés internet pour impressions de documents et photos d'identité aux formats particuliers, etc afin d'obtenir les précieux sésames pour la suite du voyage.....que nous n'obtiendrons finalement pas.
Mais nous repartons avec des renseignements plus précis. Il n'y aura plus qu'à recommencer à Bishkek au Kirghistan !!!
Concernant les visas, 2012 n'est décidément pas la bonne année pour voyager. L'obtention des visas est bien plus compliquée que précédemment et nous fait un peu désespérer. La Chine rend la tâche encore plus compliquée pour les français....(devinez  pourquoi) et il faut même envisager des refus. On prévoit une option B, juste au cas où ....

Taschkent, par contre, nous paraît bien vide et morne comparativement à l'animation des villes iraniennes. De superbes parcs, des jets d'eau, de magnifiques bâtiments administratifs et officiels, brillants, où s'affairent une horde de jeunes femmes occupées à enlever la moindre mauvaise herbe des parcs autour. L'eau coule à flot pour maintenir l'herbe bien verte. La circulation est fluide grâce à la largeur des avenues. Mais bien peu de monde dans les rues (nous n'avions plus l'habitude).
C'est par contre, au bazar et dans la vieille ville que nous retrouvons les ambiances d'Asie Centrale.

Nous sommes hébergés chez ALI TOUR guesthouse où nous retrouvons d'autres voyageurs et pouvons partager de précieux renseignements.
l'ambiance y est sympathique dans la petite cour parmi les chants des oiseaux et à l'ombre bienvenue des plantes grimpantes.

Amir Timur prêt à se lancer à la conquête du monde

la joyeuse équipe de la ALI guesthouse

Mmm!!! du bon pain

bazar toujours bien achalandé

5 août 2012

Hospitalité ouzbèque

fleur de coton
Quatre jours nous seront nécessaires pour couvrir les 260 km entre Boukhara et Samarcande. Les sollicitations sont nombreuses et nous stoppons souvent pour répondre aux appels des ouzbeks curieux et lorsque nous nous arrêtons, nous provoquons vite un attroupement.

Nos premières impressions se confirment et lorsque nous nous arrêtons pour une pause pique-nique, on nous apporte à manger (pain, fruits, si ce n'est un plat cuisiné complet). Le long de la route, on nous offre plusieurs fois des melons. Nous refusons même quelquefois  des propositions sinon nous n'avançons pas.

La plaine fertile bordée au nord et au sud d'une petite chaine de montagne est parsemée de nombreux villages entourés de champs de coton, de maïs et d'arbres fruitiers. Partout l'eau déborde pour l'irrigation.

Aucun problème pour les bivouacs, nous sommes hébergés régulièrement et dormons la plupart du temps à la belle étoile, en compagnie des fourmis !

Nous laissons les vélos à Samarcande pour rejoindre Taschkent, la capitale, en bus pour un nouvel épisode "visas" (Chine et Pakistan).  Des nouvelles lors du prochain article.


caravansérail


conduites de gaz dans le village, il faut bien laisser passer le tracteur !


ça déborde

 bivouaac

on se dispute les tapis avec les fourmis !


pause déjeuner et sieste, on nous  apporte entre autres des raisins !

melon offert

nuit sur terrasse

route en mauvais état