7 octobre 2013

ETE INDIEN EN HOLLANDE

On ne va pas vous l’apprendre ici, les pays-bas, encore plus que l’Allemagne, c’est LE pays du vélo. Depuis la Lettonie, où nous avons retrouvé avec plaisir des panneaux directionnels le long des routes, et pas seulement sur les grandes routes, depuis l’Allemagne, nous avons même des panneaux dire ctionnels dédiés aux cyclo, le luxe…. Avec plusieurs directions pour une même destination, de quoi s’y perdre sans carte détaillée. Mais tout est prévu, des poteaux/cartes jalonnent les parcours. Après l’Asie où RIEN n’est indiqué, c’est un sacré luxe.








Jeunes et vieux, vélos de course, vélos de promenade, vélos électriques, il y a du monde à vélo qui profite encore de cet été indien. On fait les courses à vélo, on se promène, on va à l’école, etc…
Nous rattrapons un moment la LF1, cycloroute qui fait le tour de la mer du nord, où nous croisons d’autres cyclo à sacoches… mais ici c’est plus anonyme et on ne s’arrête plus pour discuter entre cyclo, chacun fait sa route et ça reste bien moins convivial. Où est cette ambiance de solidarité que nous avons rencontré en Asie ?
Parfois, notre chargement un peu plus conséquent, interpelle certains cyclo locaux qui rêvent aussi d’un long voyage à vélo.
Nous découvrons vraiment la Hollande sous son meilleur jour, sous un soleil généreux, avec un vent de dos, souvent, entre zones agricoles et maisons aux toits de chaume, fermes suréquipées, puis plus au sud, à travers polders où l’eau et la terre se mélangent, avec les célèbres moulins, à travers forêts étonnement nombreuses, pour finir en bord de côte dans des paysages de dunes et de plages de sable blanc extra fin et  à travers d’immenses champs de fleurs (mais pas des tulipes). Nous découvrons des villes et villages typiques, où ponts et canaux s’entrecroisent. Devant les terrasses des cafés, nombreux vélos attendent leurs propriétaires attablés sous le soleil.



Sara a cueilli des cèpes pour le dîner, cueillette interdite en Hollande....
omelette aux cèpes au menu ce soir... et 3 soirs de suite
il y en a qui retombent en enfance !!!





polders - le plat pays

phoques dans le port de Rotterdam
A Den Haag, Franck, cyclo hollandais avec qui nous avions roulé l’année dernière au Kirghistan, vient nous rejoindre pour une journée de vélo en commun. Superbe journée à 4.









mignons petits villages


le potager manque à Dominique....

digues énormes (une de 10km de long)
A travers les îles du delta, protégées par d’énormes pont/digues des crues dévastatrices, nous rejoignons la Belgique.

5 octobre 2013

L'ALLEMAGNE


Après la très belle traversée de la Baltique, sous le soleil, nous débarquons à Kiel en Allemagne où nous galérons pour trouver à changer nos dollars en euros. Nous sommes presque chez nous… et n’avons pas de sous… un comble !


avec la jeune fille de Vilnius qui rêvait de voir la mer,
on se croirait presque en vacances

Nous quittons Kiel en direction du sud-ouest et Bremerhaven en empruntant le canal reliant la mer du nord à
près de Kiel
sur le canal, impressionnant
la Baltique sur plus de 100 km, où nous croisons d’énormes porte-containers et autres navires marchands, sur ce canal plutôt large. Ils sont accompagnés par un marin spécialiste qui les guide sur cette partie de trajet.


il y en a des plus petites aussi....
Nous longeons des villages proprets, de superbes maisons aux toits de chaume avec des pelouses IMPECCABLES et de jolis jardins aménagés. Tout est parfait.


Nous retrouvons Sara, la fillette avec son vélo en bambou, qui tient toujours le coup, en cours de parcours et avec qui nous continuons vers les Pays-Bas. Au menu, pas mal de fou rires…
sara dans la boue...

Nous devons réapprendre l'Europe et surtout ses prix.... exhorbitants.... mais les anciens réflexes, surtout culinaires, sont très vite de retour.... vive le fromage et les saucissons !!!!
ici on traverse une rivière par un
pont mobile suspendu

on va où là ?
En Allemagne du nord, nous sommes très vite ébahis par le nombre de pistes cyclables partout, à travers forêts, champs, tourbières, zones de pâturages, zones cultivées … le long des fleuves comme la Weser et l’Elbe que nous devons traverser en ferry.

traversée de l'Elbe et porte-containers
en route vers Hambourg

au bord de l'Elbe




Nous étions persuadés que nous ne pourrions pas être hébergés et un soir nous aurons la surprise, en cherchant un endroit pour dormir, qu’un jeune couple nous propose de planter la tente sur leur belle pelouse.


Nous passons parfois la nuit en campant près des fermes qui veulent bien nous accueillir et c’est ainsi que nous faisons la connaissance d’Hermann et Anja. Herrmann est ravi de nous prêter un bout de jardin pour notre pelouse, nous inviter à prendre le petit déjeuner, et surtout de parler voyage mais aussi de son travail à la ferme. Il nous emmène au pré pour la traite des vaches. Ils ont une petite ferme d’une quarantaine de bêtes (des holstein que Sara appelle des « tanks à lait ambulants ») sur une quarantaine d’hectares. Ses bêtes sont au pré l’été et la traite s’y fait directement  et à l’étable l’hiver. Il nous explique que suite aux nombreuses sélections, les vaches deviennent de plus en plus grandes et délicates. Pourtant leur ferme est petite comparativement à d’autres qui ont plus de 200 bêtes (qui ne sortent plus) pour pouvoir fournir des produits moins chers à la population Allemande qui rechigne à dépenser pour l’alimentation et avec des salles de traite automatisées.
Beaucoup de champs de mais pour le fourrage mais aussi pour produire du biogaz.
Herrmann  veut conserver sa ferme telle quelle, et préfère la qualité au toujours plus grand, pourtant si son fils veut reprendre la ferme, il faudra qu’il agrandisse son cheptel et qu’il s’endette.
Sara en plein boulot

salle de traite au pré



avec Herrmann et Anja

on approche de la Hollande

4 octobre 2013

PAYS BALTES - RETOUR VERS L'EUROPE

Déjà bien près de notre « chez nous » et pourtant encore bien loin…. C’est l’Europe avec les supermarchés presque  « comme chez nous » , mais sans l’euro encore.

La Lettonie  nous accueille avec le soleil pendant quelques jours encore avant que l’automne ne prenne ses quartiers peu avant notre arrivée en Lithuanie.

Le contraste est saisissant en venant des pays d’Asie ; nous sommes redevenus des inconnus,  mélangés à nos semblables et nous passons « presque » inaperçus… Cela nous fait tout bizarre !!!
Et ces visages fermés, parfois tristes, pas souriants, … au secours, mais où allons-nous ?

ferme
bois pour notre feu de camp
Et voilà qu’au fil de notre chemin, un jeune homme met littéralement une bouteille de bière dans les mains à Dominique pour nous souhaiter la bienvenue, le soir où il pleuvait, en cherchant de l’eau, on nous propose de dormir à l’abri, dans une ancienne salle de classe et où on nous prépare dîner et petit dej,  un autre jeune couple nous fera ramener du bois pour le feu de camp du soir par leurs enfants…et d’autres ; il ne faut donc pas se fier à la première impression…
Robinson crusoe


église orthodoxe




Routes défoncées, pistes poussiéreuses (décidément mon vélo n’aime pas le sable et se met en travers dans une descente, et badaboum, me voilà encore parterre, cette fois-ci avec une côte et un genoux bien douloureux…au point que nous allons visiter l’hôpital du coin pour une radio vérificatrice !) à travers forêts sombres, où sont cachés de nombreux lacs et campagne bucolique où l’herbe fraîchement tondue et les jolis parterres de fleurs autour des maisons nous confirment bien que nous sommes près de « chez nous ».
superbe environnement pour
les dernières demeures
petits bancs pour se recueillir
Eglises, avec leurs superbes cimetières cachés dans la forêt, châteaux perdus dans la campagne, fermes et maisons en bois mignonnes, villages proprets, nous reprenons nos repères tout en douceur.



Tout est bien calme partout, trop calme, plus de marchés colorés et vivants, plus de promeneurs le soir.
pas de barrières, il faut regarder
à droite et à gauche...

un des nombreux lacs

matin d'automne au bord d'un lac
perdu dans la brume

jardin fleuri

église catholique

Déjà depuis la Mongolie et la Russie, nous avons repris nos habitudes casse-croute. Cela se confirme ici, nous devons nous réhabituer aux prix européens et ce n’est sûrement pas le pire ici. Finis les petits boui-boui où on peut manger pour 3X rien, il faut se remettre à cuisiner le soir…. Au menu … souvent…. Des pâtes !

Nous filons rapidement à travers la Lithuanie, où le mauvais temps ne nous donnera pas envie de visiter Klaipeda et ses environs ; nous arrivons de justesse au port pour le départ du ferry pour Kiel, au nord de l’Allemagne.

petite maison en Lithuanie

sculpture sur sable

départ en ferry