18 août 2012

Tribulations administratives


Un aller-retour en bus à Taschkent,où nous resterons 5 jours  à, essentiellement, arpenter les grandes avenues larges et ombragées d'ambassade (de Chine et Pakistan) en agence et cafés internet pour impressions de documents et photos d'identité aux formats particuliers, etc afin d'obtenir les précieux sésames pour la suite du voyage.....que nous n'obtiendrons finalement pas.
Mais nous repartons avec des renseignements plus précis. Il n'y aura plus qu'à recommencer à Bishkek au Kirghistan !!!
Concernant les visas, 2012 n'est décidément pas la bonne année pour voyager. L'obtention des visas est bien plus compliquée que précédemment et nous fait un peu désespérer. La Chine rend la tâche encore plus compliquée pour les français....(devinez  pourquoi) et il faut même envisager des refus. On prévoit une option B, juste au cas où ....

Taschkent, par contre, nous paraît bien vide et morne comparativement à l'animation des villes iraniennes. De superbes parcs, des jets d'eau, de magnifiques bâtiments administratifs et officiels, brillants, où s'affairent une horde de jeunes femmes occupées à enlever la moindre mauvaise herbe des parcs autour. L'eau coule à flot pour maintenir l'herbe bien verte. La circulation est fluide grâce à la largeur des avenues. Mais bien peu de monde dans les rues (nous n'avions plus l'habitude).
C'est par contre, au bazar et dans la vieille ville que nous retrouvons les ambiances d'Asie Centrale.

Nous sommes hébergés chez ALI TOUR guesthouse où nous retrouvons d'autres voyageurs et pouvons partager de précieux renseignements.
l'ambiance y est sympathique dans la petite cour parmi les chants des oiseaux et à l'ombre bienvenue des plantes grimpantes.

Amir Timur prêt à se lancer à la conquête du monde

la joyeuse équipe de la ALI guesthouse

Mmm!!! du bon pain

bazar toujours bien achalandé

5 août 2012

Hospitalité ouzbèque

fleur de coton
Quatre jours nous seront nécessaires pour couvrir les 260 km entre Boukhara et Samarcande. Les sollicitations sont nombreuses et nous stoppons souvent pour répondre aux appels des ouzbeks curieux et lorsque nous nous arrêtons, nous provoquons vite un attroupement.

Nos premières impressions se confirment et lorsque nous nous arrêtons pour une pause pique-nique, on nous apporte à manger (pain, fruits, si ce n'est un plat cuisiné complet). Le long de la route, on nous offre plusieurs fois des melons. Nous refusons même quelquefois  des propositions sinon nous n'avançons pas.

La plaine fertile bordée au nord et au sud d'une petite chaine de montagne est parsemée de nombreux villages entourés de champs de coton, de maïs et d'arbres fruitiers. Partout l'eau déborde pour l'irrigation.

Aucun problème pour les bivouacs, nous sommes hébergés régulièrement et dormons la plupart du temps à la belle étoile, en compagnie des fourmis !

Nous laissons les vélos à Samarcande pour rejoindre Taschkent, la capitale, en bus pour un nouvel épisode "visas" (Chine et Pakistan).  Des nouvelles lors du prochain article.


caravansérail


conduites de gaz dans le village, il faut bien laisser passer le tracteur !


ça déborde

 bivouaac

on se dispute les tapis avec les fourmis !


pause déjeuner et sieste, on nous  apporte entre autres des raisins !

melon offert

nuit sur terrasse

route en mauvais état

Boukhara

Nous arrivons en fin d'après-midi, profitant de la lumière de fin de journée, dans la vieille ville de Boukhara, et avons immédiatement eu un coup de coeur pour cette ancienne cité de la route de la soie dont le vieux centre n'a guère évolué depuis deux siècles.

Ancienne capitale et grande ville sainte d'Asie centrale avant qu'elle ne tombe aux mains de Gengis Khan en 1370, la ville comportait au 16e siècle des dizaines de caravansérails, des grands bazars, des mosquées et madrasas.

L'on peut toujours admirer la plupart de ces monuments et la vieille ville, ensemble de petites ruelles, est toujours habitée. L'ensemble est homogène et l'on se sent vraiment transporté dans cette époque des mille et une nuits.
Il faut se perdre dans les ruelles pour tomber sur une petite place comportant un ancien bassin qui faisait partie du réseau de canaux et de bassins qui alimentaient la ville en eau.
Bref, on a adoré et on aurait bien voulu en profiter plus. Nous sommes restés 3 jours avant de rejoindre Samarcande.

Mosquée et minaret Kalon

Ancien bazar



mausolée et son architecture élégante

ancien bassin



cour de la mosquée pouvant contenir 10000 p

vieille ville et canal


Premières impressions ouzbèques

Le passage de la frontière tourkmène/ouzbèque sera plus rapide et nous commençons notre séjour dans ce nouveau pays.... par une sieste. Il fait toujours aussi chaud et nous avons toujours du vent de face.




Nous avons deux jours de route pour arriver à Boukhara, qui fera l'objet d'un article à part et le désert laissera bientôt la place à une plaine fertile, où l'irrigation permet principalement la culture du coton et d'arbres fruitiers.

Les zones très cultivées ne sont pas propices au camping sauvage et nous demandons dans un village un endroit pour planter la tente. On nous emmène et nous nous retrouvons invités par une sympathique famille dans leur jolie ferme où nous dormirons sur leur table/canapé dans le jardin à la belle étoile. On nous sert à manger.... et à boire. Les 3 filles vivent chacune avec leur famille dans une aile de la maison et la cour est centrale. Salle de bain avec l'eau chauffée sur des pierres chaudes où la pomme de douche est remplacée par un bol avec lequel on verse l'eau sur soi. Les WC extérieurs sont maintenant habituels. Pas d'eau courante, il faut la chercher au puit.
Nous faisons connaissance avec l'habitude des ouzbeks de boire de la vodka. La conversation est toutefois un peu difficile car ils ne parlent qu'ouzbek ou russe.
Mais le ton est donné !















Toutefois, l'OVIR oblige les touristes en Ouzbékistan de se faire enregistrer tous les soirs dans un hôtel, qui remet un petit bout de papier mentionnant la date de séjour et une signature. Nous serons donc dès le premier soir hors la loi. Et cela ne nous tranquilise pas trop, mais nous verrons bien ; et de toute manière il n'y a pas d'hôtel où nous sommes.

Nous longeons une partie du canal qui amène de l'eau en Ouzbékistan au départ du fleuve Amou Daria pour les cultures de coton et traversons de nombreux villages.
Partout, le long de la route on nous hèle, on nous salue, on nous arrête pour discuter, les voitures klaxonnent ! C'est de bonne augure.
On veut acheter du raisin le long de la route, on nous l'offre !


ici le raisin est absolument délicieux

maison traditionnelle

canal de l'Amou Daria

















 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
                     

4 août 2012

Le Turkménistan, en coup de vent !

Du 18 au 22 juillet 2012

Avec le Turkménistan, nous entrons en Asie Centrale et toute la série des pays en "stan" qui résonnent tous des pas des anciennes caravanes de la route de la soie.
Notre visa de transit de 5 jours (alors que d'autres voyageurs n'ont obtenu que 3 jours, on ne sait pas pourquoi !) pour près de 500 km ne permet qu'un survol de ce pays peu connu.
L'entrée au Turkménistan marque aussi la fin du plateau iranien et nous perdons progressivement de l'altitude jusqu'à environ 200 à 300 m.

Nous sommes confiants et pensons vraiment faire le trajet, à vélo lorsque nous entamons, en début d'après-midi du 1er jour, après les formalités douanières où nous avons eu beaucoup d'attente, la petite route vers Hau Han (environ 100 km de désert !). Mais c'était sans compter avec la chaleur (près de 50 °), le vent de face qui commence à souffler en milieu de matinée et qui se renforce au fil de la journée et les routes en piteux état, qui ne permettent pas une grande moyenne.
En quittant la petite ville de Sarakhs, nous croisons encore quelques hameaux avant de nous retrouver dans une zone de désert, le vide, la route droite et plate   devant nous, aucun repère. Cela fait bizarre. Peu de véhicules. Nous buvons de l'eau chaude dans les gourdes et rêvons de boissons fraîches. Nous accumulons déjà du retard le premier jour et n'arrivons pas à boucler l'étape planifiée.
Le deuxième jour, les kilomètres ne s'enchaînent pas aussi vite que prévu. La chaleur est difficile à supporter et nous fatigue énormément.
Lorsque nous mettons 3 heures (entre invitation et route à chercher) pour traverser la ville de Mary le 3ème jour, nous décidons de nous avancer en bus au départ de Bayramaly, dernière petite ville avant les 240 km de désert qui nous attendent ; vu qu'il nous sera impossible de rattraper le retard accumulé.
De plus, il y a peu de ravitaillement et la tâche est ardue.
Nous passons la nuit à Repetek, hameau perdu au milieu de nulle part. Il nous restera 70 km de désert à parcourir le lendemain pour rallier la ville de Turkmenabad. Le dernier jour, nous arrivons à la frontière en fin de matinée après les dernier 45 km et la traversée du fleuve Amou Daria dont les eaux sont utilisées pour irriger les immenses champs de coton du Turkménistan et de l'Ouzbékistan voisin.
Se retrouver dans le désert à vélo, sans repère, est une nouvelle expérience difficile mentalement. Surtout  quand en fin d'étape nous avons une tempête de sable, qui souffle bien sûr de face, nous fait avancer presque à 5 à l'heure.

Autour de la ville de Mary, puis à nouveau autour de Turkmenabad,  nous croisons beaucoup de canaux d'irrigation qui permettent la culture
des immenses champs de coton, celle qui a, sous l'époque soviétique, provoqué une importante catastrophe écologique avec l'assèchement de la mer d'Aral en déviant les eaux de l'Amou Daria et du Syr Daria. 
Beaucoup de grandes et magnifiques bâtiments officiels le long des larges avenues avec la statue du Président, dorée omniprésente. Ce n'est pas la folie de la capitale de marbre, Achkabad mais on trouve un peu le même style.

Aussi bien à Mary que dans la campagne, il faut chercher l'eau à l'extérieur (puit ou tuyau extérieur).


Au premier abord, les turkmènes nous semblaient plus distants et réservés. Pourtant au fil du trajet, nous faisons de belles rencontres, parfois surprenantes comme ces deux jeunes femmes qui ont fait des emplettes au bazar et qui les déposent dans les mains (tomates et raisins).

Après l'austérité de l'Iran, les femmes turkmènes sont vraiment élégantes dans leurs longues robes bien ajustées, parfois un foulard assorti sur les cheveux. Ici, plus besoin de foulard et cela fait presque bizarre de revoir des cheveux à l'air libre. et je suis heureuse de retrouver ma liberté.

Ici les sons ne sont pas inconnus vu que la langue turkmène est une langue turcophone ; nous pouvons donc réutiliser nos rudiments de turc acquis jusqu'à présent.


il fait soif ! 1er jour
Entrée au Turkménistan

2e jour : tôt le matin des camionneurs transportant des conduites de gaz
(le pays a d'immenses réserves) nous proposent du thé :
ils cherchent l'eau pas très claire dans le canal d'irrigation à côté
et improvisent un feu ! 

nos vélos ont trouvé repreneur !

2e jour

vers Mary, jamais melon ne nous a paru si délicieux !
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très élégantes

trafic jam
 2ème jour, on apprécie de trouver ce routier près de Hau Han !




nuit à Repetek - étape pour les camions turcs et iraniens aussi !


départ très matinal 4ème jour

la poche à eau de 4 l supplémentaire est nécessaire

c'est presque tout droit et plat
tempête de sable, de face, pour les derniers km avant Turkmenabad

pont sur l'Amou Daria

champs de coton et irrigation